11.2 Aménagements et circulation pour les véhicules intermédiaires
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Installer des panneaux d’information, procéder à quelques aménagements, bien communiquer : il en va de la sécurité des testeurs et des autres usagers de la route.
Le CEREMA est impliqué dans l’XD pour conseiller les collectivités (voir cette page)
Les testeurs vont être amenés à partager la route avec des véhicules plus rapides et plus imposants que leur véhicule intermédiaire. Il importe de favoriser les conditions de circulation et le ressenti des expérimentateurs.
Les véhicules intermédiaires ne sont ni des vélos, ni des voitures. Ils sont, précisément, intermédiaires. Dès lors, ils n’ont le droit d’emprunter ni les pistes cyclables, ni les autoroutes et les rocades, ni les routes interdites aux véhicules lents. La plupart du temps, les routes secondaires pallient ces contraintes mais en ajoutent d’autres : des distances souvent plus longues et des dénivelés plus importants.
Les expérimentations seront conduites, pour la plupart, sur un parcours dont les testeurs sont familiers : leurs trajets du quotidien. Certains utilisateurs vont calquer leurs habitudes d’automobiliste et emprunter des trajets directs. D’autres au contraire préfèreront s’écarter des routes dont la fréquentation est trop dense à leurs yeux. En tout état de cause, afin de ne pas fausser les données de l’expérimentation, les testeurs doivent rester libres de choisir leur itinéraire.
Installer les conditions de sécurité pour l’ensemble des usagers suppose de conjuguer une bonne communication et des aménagements (temporaires ou non) pertinents.
Il est indispensable de prévenir tous les usagers des routes de la présence de véhicules intermédiaires dont la vitesse est souvent inférieure à 45 km/h. N’oubliez pas que les usagers ont leurs habitudes et qu’un élément inattendu peut devenir la cause d’un accident. L’information peut se diffuser au moyen de panneaux et de campagnes de communication (cf. page sur les panneaux).
Quels types de panneaux installer, quels emplacements sont les plus judicieux ?
Tous les services techniques des Départements disposent d’informations précieuses sur le réseau et le trafic routiers. Ces informations proviennent de comptages et de données transmises par la cellule sécurité routière de la Préfecture.
Sur la carte ci-dessous, figurent par exemple la vitesse moyenne sur les routes, le nombre d’accidents survenus, la moyenne du trafic quotidien. Un projet vise à développer un outil cartographique pour visualiser des zones favorables à la circulation ou au contraire les zones à aménager en priorité.
Ces indications peuvent être utilement croisées avec des informations fournies par les moniteurs d’auto-école, qui ont une connaissance fine de la circulation, par tous temps et à toute heure, sur les routes de leur bassin de vie. Les points noirs de circulation et les intersections dangereuses n’ont pas de secret pour eux, ni les contextes susceptibles d’engendrer des comportements inappropriés de la part, aussi bien, des usagers des routes ou des testeurs. Leur expérience de l’humain complète de façon pertinente les données départementales.
Sur la photo ci-dessus les lignes discontinues s’arrêtent à hauteur de l’intersection à gauche. Cela autorise, en soi, le dépassement d’un véhicule qui, pourtant, s’apprêterait à tourner à gauche. Dans une situation de ce type, les testeurs peuvent être tentés :
de respecter le code de la route et de se positionner à gauche, en bordure des lignes discontinues, courant dès lors le risque d’être percutés par l’arrière ou de provoquer un dépassement dangereux
de ralentir et de serrer sur la droite, voire de s’y arrêter (voie élargie) afin de favoriser le dépassement par des véhicules plus rapides. Par-delà la stricte application du code de la route, et au regard du comportement routier, cela sécurise le testeur du véhicule lent qui peut ensuite tourner à gauche en toute quiétude, lorsqu’aucun véhicule ne se présente derrière lui (ni, bien entendu, en face !).
Les aménagements temporaires.
Faut-il aménager, au moins temporairement, tel carrefour ? Faut-il diminuer la vitesse autorisée sur certains axes partagés ? Des panneaux signalant la présence de véhicules lents seront-ils suffisants pour la sécurité ? Disons-le : peu d’informations sont disponibles à ce jour quant aux problématiques de circulation des véhicules intermédiaires sur tous types de voiries. La meilleure réponse, s’agissant des aménagements temporaires, sera celle qui conviendra à l’ensemble des parties prenantes et, surtout, qui aura l’impact le plus positif sur la sécurité de tous les usagers. A commencer par les plus vulnérables.
Ressources : Aménagements cyclables temporaires Document Cerema ici